vendredi 3 octobre 2014

Comme au bord de la mer!

Notre escapade l'année dernière dans le bas du fleuve à Kamouraska m'avait laissé un fort souvenir. Nos vacances, cette année, ayant été quelque peu chamboulées à la suite de ma chute, nous avons dû revoir nos plans... Ayant obtenu cinq jours de congé et souhaitant avoir un dépaysement comme si j'étais au bord de la mer, c'est à Rimouski que nous avons décidé de nous rendre. Il faut dire qu'à cet endroit, le fleuve devenu un estuaire, fait près de 40 km de large. Vous comprendrez qu'à ce stade on puisse se sentir comme à la plage! Ou presque, puisque la température était assez froide (environ 12° au meilleur de la journée)...

Bien évidemment, cette région n'était pas une totale découverte pour mon chum mais nous avons apprécié tous deux la tranquillité de la ville et la proximité avec le fleuve.

La vue depuis notre chambre d'hôtel...

Une autre vue de notre chambre...

Le Fleuve le long de la Promenade de la mer
Parmi nos activités, nous avons commencé par une incursion en Gaspésie, à ses portes pour être plus précise, avec le centre d'art Marcel Gagnon à Sainte-Flavie. On peut découvrir "le Grand Rassemblement", une œuvre d'art-nature de Marcel Gagnon. Il s'agit de 120 sculptures de personnages grandeur nature en béton armé, émergeant de l'eau. Cette œuvre n'est pas juste nature, elle est vivante puisqu'au gré du temps, des saisons, des marées, elle prend une teinte différente. Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé!...





Nous avons poursuivi notre chemin jusqu'aux Jardins de Métis. Composée de plusieurs jardins, cette œuvre végétale d'Elsie Reford regroupe quelque 3 000 espèces de fleurs et de plantes, dont certaines sont d'une grande rareté. Nièce du président fondateur du Canadien Pacifique, Archibald Fergusson, elle hérite de son oncle, en 1918, d'un camp de pêche proche de la rivière Métis. Elle le transformera de 1926 à 1959 en un domaine d'une grande beauté. Il est à noter que cette femme ne connaissait rien au jardinage mais grâce à sa passion et à sa patience, elle a réussi à déjouer les difficultés climatiques et géographiques de la région...

Voici ce qu'Elsie Reford dit de son paradis horticole en 1949: « Par une de ces nuits d’été où se répand partout une rare tranquillité et où le monde paraît enveloppé dans un silence sacré, rompu seulement par le clapotis du flux de la marée sur la plage, quand la lune étincelante et argentée dans un ciel sans nuage inonde de lumière chaque pétale de chaque lis et le visage de chaque fleur, la beauté ineffable du paysage transcende le temps et l’espace, évoquant l’éternité d’un au-delà qui se fait proche. »

Malheureusement pour nous, la saison s'achevait lors de notre visite et les jardins avaient perdu de leur magnificence...









Le lendemain, c'est au Parc national du Bic que nous sommes allés respirer l'air marin. Selon la légende, à la création du monde, un ange était chargé de distribuer les montagnes que Dieu avait créées. L'ange était à la fin de son voyage et ne savait que faire de son surplus de montagnes. Il décida de l'abandonner au-dessus du Bic et secoua ses poches. Ce qui expliquerait pourquoi il y a autant d'îles, d'anses, de falaises et de caps à cet endroit. Une autre légende raconte que l'Ile aux Amours doit son nom aux aventures idylliques qui se seraient produites entre les marées montantes et les marées descendantes... Une autre encore, qui concerne l'Ile aux Massacres, proviendrait du massacre par des Iroquois de plusieurs familles Micmacs, cachées dans une grotte de l'île. Comme vous pouvez le constater, le Bas-du-Fleuve regorge de légendes et cette région ne manque pas de charme et de poésie!











Finalement, nous avons terminé notre séjour sous un ciel gris au site historique maritime de la Pointe-au-Père. Nous avons commencé par visiter le sous-marin Onondaga qui a été en activité à partir de 1967 et désarmé en 2000. En chiffres, l'Onondaga, c'est 90 m de long, 1400 tonnes, 22 km/heure en surface et 32,4 km/heure en plongée, une descente jusqu'à 170 m de profondeur et 8 torpilles. A peine rentrée dans le sous-marin, je me suis demandée si j'allais pouvoir suivre la visite tant l'espace était exigu et me donnait une sensation d'étouffement. Dire qu'un équipage de 70 hommes pouvaient vivre plusieurs semaines dans ce lieu confiné! Pour ceux que cela intéressent, il est possible de passer une nuit dans l'Onondaga...








Salle des périscopes

Écrans des sonars
Nous avons ensuite gravi les 128 marches du phare de Pointe-au-Père, un des plus hauts du Canada avec ses 33 m. Il a été construit en 1909 pour faire face à une forte augmentation du transport fluvial. La vue d'en haut est vraiment superbe et les rafales de vent assez impressionnantes!...




Pour finir, nous avons visité le musée de l'Empress of Ireland. Il s'agit d'un paquebot transatlantique qui assurait la lisaison entre Québec et Liverpool en Angleterre. Le 28 mai 1914, le paquebot quitte le port de Québec pour six jours de voyage. Mais quelques heures plus tard, il entre en collision avec un charbonnier norvégien et coule en une quinzaine de minutes. Le bilan est de 1012 morts dont 840 passagers. Seuls quatre enfants sur 138 seront sauvés... Ceci s'explique par le fait que le naufrage a eu lieu la nuit et que l'impact n'a pas été violent. Donc beaucoup de gens dormaient encore quand l'eau pénétra dans les cabines. Ce qui provoqua la panique. De plus, l'inclinaison du bateau a empêché la mise à l'eau de la plupart des chaloupes de sauvetage (cinq sur quarante). Cette triste histoire a vite rejoint les limbes de l'oubli puisque quelques semaines plus tard, la Première Guerre Mondiale éclata. Cet oubli durera jusqu'en 1964, date à laquelle est organisée une première expédition de plongeurs pour retrouver l'épave. Pendant des décennies l'épave sera pillée de milliers d'objets. Finalement, en 1999, l'Empress of Ireland est classé "bien historique et archéologique". 



Si vous passez dans cette région, voici quelques adresses à retenir:
L'Hôtel Saint-Germain pour ses grandes fenêtres donnant sur le fleuve et les quelques chambres avec cuisinette;
Le Restaurant du Phare pour son homard ou sa morue mais à déguster en plein été car en septembre, seule une table d'hôte au choix limité est proposée. Mais le poisson que nous avons mangé était très frais;
Le Crêpe chignon pour déguster une bonne crêpe ou galette;
Bistro La Réserve pour son excellent service, ses plats raffinés avec des produits du terroir.

Petit arrêt du côté de l'Isle-Verte, au retour, pour un pique-nique au grand air à regarder une dernière fois le fleuve comme si on était au bord de la mer!...




jeudi 11 septembre 2014

Photo du jour

C'est avec tristesse que nous avons vu la démolition de notre église de quartier, Notre-Dame-De-La-Paix, construite en 1950, et de son presbytère. Nous espérions que la tourelle serait conservée et intégrée aux plans de construction de la garderie et de la ressource intermédiaire pour personnes âgées mais il n'en est rien. Bien que nous ne soyons pas de fervents pratiquants et que nous n'allions pas à la messe, cette église faisait partie du patrimoine et de notre environnement. Voici un dernier cliché pris au printemps et vous pourrez la revoir au travers de mes billets, notamment lorsque j'ai pris des photos de tempêtes en hiver depuis la fenêtre de notre appartement...


mardi 26 août 2014

Abonnée absente

Vous aurez pu le constater, je suis peu présente sur le blog depuis plusieurs mois. Au printemps, ma priorité était de profiter des températures plus clémentes, de l'explosion de la nature et de refaire le plein d'énergie suite à un hiver rigoureux et long.

Je ne regrette, d'autant pas, de ne pas avoir beaucoup alimenté le blog qu'au mois de juin, lors d'une randonnée au Mt St-Hilaire, grosse colline montérégienne à 1h de route de Montréal et dont le point culminant se situe à 411 m, j'ai fait une très mauvaise chute. Un 4 roues a dû venir me chercher dans la montagne (heureusement, la randonnée était terminée, nous n'étions plus qu'à une demi-heure de marche du stationnement) puis une ambulance a pris le relai pour m'amener aux urgences de l'hôpital le plus proche. Après 10h d'attente, je suis repartie avec des béquilles pour cause de fracture à la cheville et la prescription du médecin d'aller voir un orthopédiste à l'hôpital de notre quartier. Je vous passerai tous les autres détails de cette mésaventure mais finalement c'est une double fracture de la malléole interne et externe qui a été diagnostiquée et qui a nécessité une opération avec la pause d'une plaque et de vis. S'en est suivi un plâtre de 5 semaines qui m'a encore amenée aux urgences car trop serré et depuis des séances de physiothérapie plusieurs fois par semaine pour quasiment réapprendre à marcher! Pour une première fracture dans ma vie, je ne me suis pas ratée!...

Ce long moment d'inactivité, cette confrontation avec le système de santé québécois et mon travail auprès des personnes âgées ont suscité des questionnements philosophiques sur les politiques gouvernementales en matière d'environnement, de santé... au Canada et entraîné une introspection post-immigrante à la veille de mes 4 ans de vie québécoise. Bien que je ne regrette aucunement mon choix d'avoir changé de pays, tout ne me satisfait pas dans cette nouvelle vie et certains principes nord-américains viennent parfois se heurter à mes valeurs. Ma plus grande difficulté, aujourd'hui, est de ne pas tout comprendre à ce qui se passe autour de moi et de devoir admettre certaines normes qui me semblent insensées. Paradoxalement, je ne me posais pas autant de questions en France. Comme si le fait de naître, grandir, étudier, travailler... dans un même pays imposait une sorte d'impuissance et de fatalité face à des incohérences du système. J'en suis donc arrivée à la conclusion que si je veux pouvoir continuer d'avancer et de m'intégrer dans mon pays d'adoption, je dois lâcher prise sur ce qui me dépasse parfois... Il faut savoir choisir ses batailles!...

Mais revenons-en au sujet de ce billet: mes activités du printemps illustrées par quelques photos.

Pour commencer, petit tour à Rougemont en Montérégie.







Puis manifestation dans les rues du Centre-ville contre les OGM, et plus spécifiquement, contre la multinationale Monsanto, un des principaux semenciers de la planète. 






Ensuite, ce furent les cerisiers en fleurs du Jardin botanique que nous sommes allés admirer.










Puis nous avons ressorti les vélos et notre première destination fut Récré-O-Parc, une véritable oasis de verdure en bordure du Parc des Rapides. 




Et enfin, le Mont-Saint-Hilaire. Les moustiques avaient déjà pris leurs quartiers!...





mardi 1 juillet 2014

Avec retard... mon billet sur NYC


Au printemps, lors du week-end de Pâques, nous sommes allés avec notre amie K., notre ami Suisse et mon chum à New York. C’était une première pour les deux gars, la seconde fois pour ma part et la nième fois pour notre amie K. C'est donc tout naturellement qu'elle est devenue notre guide et surtout qu'elle s'est occupée de l'organisation du voyage.   
                                                                                               
Après un trajet de nuit en bus où toutefois nous avons été peu à dormir, nous sommes arrivés à 6h du matin. Et New York, à cette heure, c'est extraordinaire! Le calme est parfait pour prendre des photos et profiter de cette atmosphère si rare dans cette ville... D'ailleurs, une new yorkaise nous a gentiment fait remarquer qu'il fallait être touriste pour prendre des photos à cette heure!... 

Avant de partir à la conquête de la grosse pomme, nous sommes allés prendre un gros déjeuner au Bloom's Deli. Un endroit sympathique, un brin désuet, avec le genre de nourriture auquel on s'attend: œufs, saucisses, jambon, patates... sans le sirop d'érable et les fruits que l'on nous met dans l'assiette à Montréal pour nous donner bonne conscience!... Par ailleurs, il offre un menu sans gluten, ce que j'ai fort apprécié. Pour ce qui concerne le service, il est rapide mais le sourire est en option...

Ensuite, comme notre hôtel était situé hors de l'Ile de Manhattan, nous sommes allés déposer nos bagages dans une consigne que notre amie K. avait réussi à dénicher. Mais à notre arrivée, la confiance nous a fait défaut car la consigne se réduisait à une salle d'environ 30 m², sans fenêtre, au fond d'un couleur dans un immeuble quelque peu miteux... Mais finalement la présence d'autres touristes nous a incitée à laisser nos sacs que nous avons retrouvés, sans problème, en fin de journée!

Et, enfin, le circuit touristique concocté par notre amie K. en fonction des souhaits des uns et des autres a pu commencer. Au programme, les incontournables et quelques insolites avec: tours de ville en bus jour/nuit, Grand Central Terminal, Central Park, New York Public Library, Top of the Rock, Paley Park, Times Square, Staten Island en traversier, Financial District, Pont de Brooklyn, traversée de Soho, thé chew Porto Rico Tea, High Line, magasinage (rapide). Bon, il est certain que c'était un peu fou en 2 jours. On l'a d'autant plus rapidement compris lorsque l'on a constaté la présence massive de touristes, notamment québécois!... Pour preuve, chercher un taxi jaune (et comprendre comment savoir si le taxi est disponible) pendant presque une demi heure! Nous avons donc dû revoir au complet notre plan de visite et surtout l'édulcorer, pour finalement en arriver à ne faire que les lieux les plus touristiques pour nos deux néophytes. 

Nous sommes, malgré tout, repartis satisfaits de notre week-end, avec déjà dans l'idée de revenir pour poursuivre notre programme en compagnie de notre guide professionnelle! La seule ombre au tableau fut le retour en bus puisque notre autocar est tombé en panne sur l'autoroute oû nous avons été bloqués plusieurs heures. Heureusement que nous étions sur une aire d'autoroute et qu'il faisait beau...

Pour terminer, je conseille vivement l'option des tours de bus hop-on hop-off. Ils donnent l'avantage de proposer plusieurs circuits, de monter ou descendre à notre guise, d'en apprendre plus sur les quartiers desservis grâce à la présence de guides (plus ou moins compréhensibles et intéressants) et d'être une bonne option au métro new yorkais... Moi qui avait été mitigée par cette ville si mythique il y a 6 ans, je suis vraiment repartie cette fois-ci à contre-coeur. Ces tours de bus m'ont donné le goût de découvrir davantage la Grosse Pomme!... 


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